Entreprise en difficulté : pourquoi votre entreprise en est-elle arrivée là ?
Chaque jour, des milliers de dirigeants et dirigeantes voient leur entreprise entrer progressivement dans une situation financière de plus en plus difficile.
Pourtant, dans la majorité des cas, ces difficultés ne surviennent ni brutalement ni par hasard.
Elles sont le plus souvent la conséquence d'une succession d'événements, de décisions prises dans l'urgence ou simplement d'un manque de visibilité sur la situation réelle de l'entreprise.
Depuis près de quarante années, j'accompagne des entreprises en difficulté et j'observe qu'elles suivent souvent le même mécanisme.
Comprendre ce mécanisme permet souvent d'agir avant qu'il ne soit trop tard.
La spirale des difficultés d'entreprises
Les difficultés apparaissent rarement du jour au lendemain.
Elles s'installent progressivement.
Au départ, une baisse d'activité, un chantier difficile, un nouveau concurrent, un client important qui tarde à payer, un salarié indisponible, perte de visibilité financière, la fatigue et surcharge du dirigeant ou encore une augmentation des charges qui semblent n'être que des difficultés passagères.
Le dirigeant ou la dirigeante continue naturellement à faire ce qu'il ou elle sait faire : produire, vendre, rassurer ses équipes et rechercher de nouveaux clients.
C'est souvent à ce moment que commence la véritable spirale des difficultés.
Chercher davantage de chiffre d'affaires ne suffit pas toujours
Face à une baisse de trésorerie ou à des difficultés financières, le premier réflexe consiste souvent à rechercher de nouveaux marchés.
Pour obtenir ces contrats, certaines entreprises accordent des remises importantes ou acceptent des chantiers dont la rentabilité est insuffisante.
L'activité repart parfois.
Mais cette augmentation du chiffre d'affaires nécessite souvent :
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davantage de personnel ;
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davantage d'achats ;
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davantage de déplacements ;
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davantage de financement.
Autrement dit…
Les besoins de trésorerie augmentent plus rapidement que les ressources de l'entreprise.
Le problème ne disparaît pas.
Il s'amplifie.
Les premiers déséquilibres apparaissent
Pour faire face aux besoins immédiats, le dirigeant utilise les solutions qui lui semblent les plus accessibles.
Il reporte certains règlements fournisseurs.
Il utilise davantage son découvert bancaire.
Il sollicite de nouveaux financements ou recherche de nouvelles solutions de trésorerie.
Il adapte parfois ses prélèvements personnels sans toujours disposer d'une vision suffisamment actualisée de la rentabilité réelle de son entreprise.
Prise isolément, chacune de ces décisions semble permettre de gagner un peu de temps.
En réalité, elles contribuent souvent à aggraver progressivement la situation.
Le temps devient un adversaire
Dans les petites entreprises, le dirigeant ou la dirigeante cumule souvent plusieurs fonctions.
Véritable chef d'orchestre, il ou elle dirige, produit, répond aux clients, établit les devis, gère les équipes et prend les décisions importantes.
La gestion financière passe alors souvent au second plan, faute de temps ou parce que les outils de pilotage ne permettent pas toujours de disposer d'une vision suffisamment actualisée de la situation.
Parfois c'est une absence de conseils, de suivi ou d'accompagnement qui fait defaut
Lorsque le bilan est établi, puis analysé plusieurs semaines ou plusieurs mois après la clôture de l'exercice, il s'est parfois écoulé près de quinze mois depuis l'apparition des premières difficultés.
Pendant toute cette période, les décisions ont continué à être prises sans disposer d'une vision suffisamment actualisée de la situation.
C'est probablement l'une des principales raisons pour lesquelles certaines entreprises découvrent leurs difficultés beaucoup trop tard.
La confiance commence à disparaître
Lorsque les difficultés persistent, les partenaires de l'entreprise adaptent progressivement leur comportement.
Les banques deviennent plus prudentes et réduisent progressivement leurs concours bancaires.
Les découverts sont réduits, voire supprimés.
Les nouveaux financements deviennent plus difficiles à obtenir.
Les fournisseurs raccourcissent les délais de règlement ou exigent parfois un paiement avant livraison.
Les salariés perçoivent progressivement les tensions, notamment lorsque les salaires deviennent plus difficiles à verser dans les délais habituels.
Les clients peuvent également ressentir cette situation et hésiter à poursuivre leurs relations commerciales.
Chaque nouvelle contrainte réduit encore davantage la capacité de l'entreprise à retrouver un équilibre.
La spirale des difficultés s'accélère.
Lorsque les difficultés conduisent à la cessation des paiement
Lorsque la trésorerie ne permet plus de faire face au passif exigible avec les disponibilités immédiatement mobilisables, l'entreprise peut se trouver en état de cessation des paiements.
À partir de cet instant, le dirigeant dispose en principe d'un délai légal de quarante-cinq jours pour déclarer la cessation des paiements, sauf si une procédure de conciliation est engagée.
Plus la décision tarde, plus les solutions deviennent limitées, complexes et difficiles à mettre en œuvre.
Certaines entreprises peuvent encore être redressées, soit de façon interne, ou avec un plan de sauvegarde s'il a été correctement préparé pour le faire accepter par les tribunaux
D'autres devront envisager une autre issue.
Toute la difficulté consiste à identifier, suffisamment tôt, la solution la plus adaptée à la situation réelle de l'entreprise.
C'est précisément pour cette raison que l'anticipation constitue l'un des fondements de la Méthode CESARE®.
Chaque jour perdu réduit les possibilités de redresser durablement une entreprise en difficulté.
Ce que j'observe depuis près de quarante années
Les entreprises ne disparaissent généralement pas à cause d'un seul événement.
Elles entrent progressivement dans une spirale où chaque difficulté en entraîne une autre.
Plus cette spirale est identifiée tôt, plus les solutions restent nombreuses.
Comprendre avant de décider
Chaque entreprise possède sa propre histoire.
Les difficultés qui la touchent sont toujours le résultat d'une combinaison de facteurs qui lui sont propres.
Il n'existe donc pas de solution universelle.
Avant toute décision importante, il est indispensable d'analyser objectivement la situation, d'évaluer différents scénarios, d'en mesurer les conséquences et de vérifier leur faisabilité.
C'est précisément pour répondre à cette nécessité qu'a été développée la Méthode CESARE®.
Une méthode pour décider avant que les difficultés ne décident à votre place.
Découvrez la Méthode CESARE®, une démarche d'analyse structurée permettant d'identifier les solutions les plus adaptées à votre situation.